•  

    Plus  le temps d’attendre les fleurs du printemps

    Quand le soleil au plus haut flamboie

    Plus envie de rester à pleurer les amours d’avant

    Quand  la chaleur de l’été  leurs faisait tomber les bas

    Je veux la mélancolie des feuilles d’automne

    Celle qui me fait le cœur symphonie

    Et puis, et puis je veux les vagues a la bretonnes

    Celles qui te poussent auprès de l’âtre  qui crie   

    Je veux ma mémoire en ballade au fond de mes pleurantes

    En procession, ça manque à moi les sentiments

    Y a plus de lever du jour, mais va le ciel, lui, chante  

    Mon cœur est vide, aride, acide, allez ne fais pas l’enfant

    La jeunesse, la vertu, je les ais bien perdue

    Loin le temps  des sourires,  des  baisers brûlant

    Le temps qui passe

    Le temps qui s’efface

    Les  mystères qui ne sont plus  

    Tout ce que l’ont ne croit plus

    En mémoire, toutes ces choses oubliées

    Ne plus attendre ce qui est incertain

    Mes nuits elles n’ont plus de matins

    J’aurais aimé  l’ignorance pour apprendre

    Pour  que cela ne soit que cendre

     

    Shaka  


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  • le silence comme le vent fait parfois beaucoup de bruit 

    pour au final n’être que du vent 

    Shaka 


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  • A une passante

    La rue assourdissante autour de moi hurlait.

    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

    Une femme passa, d'une main fastueuse

    Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.

    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,

    Dans son œil, ciel livide où germe l'ouragan,

    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair... puis la nuit ! Fugitive beauté

    Dont le regard m'a fait soudainement renaître,

    Ne te verrai je plus que dans l'éternité ?

    Ailleurs, bien loin d'ici ! Trop tard ! Jamais peut-être!

    Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,

    Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

    Charles Baudelaire


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  • Un soupçon, un zeste, ce petit rien

    Indécelable, inexplicable, impalpable

    Cet étrange état, ce doucement bien

    Un petit  sentiment de joie, si friable

    Ces matins moins chagrins

    Ces soirs  petits espoirs

    A ces secrets, ces non dits

    A ces instants, brindilles de vie

    Subtil réveil des sens  

    Petits plaisirs, douces conséquences

    A ces états d’âmes

    Précieux  oriflammes

    Le long des berges du solitaire

    Aux mélancolies du libertaire

    Que dure  encore un peu  cet alizé bienheureux

    Shaka


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  • A t’entendre crier l’infini  des tristes

    A te voir devenir l’ombre de ton ombre

    Juste une tombe sans stèle

    Tu y crois toi à la vie qu’on n’a pas

    A Baudelaire dans le cœur

    A l’enfer du vide de ces heures

    T’as la vie qui s’enfuie

    A combattre tes souffrances

    A te cacher de son doux parfum

    A la fuir pour que ne coule plus  larme

    T’as la vie qui te fuit

    Ivre de tes enfers  au large ton cœur se noie

    Et toi t’es là  figé dans tes arides

    Ton cœur qui s’en va, qui saigne ta vie

    A ce cœur qui se ferme, qui s’éteint

    Faudrait un jour lui tendre la main

    Allez reviens a moi la vie

    Tu manque à mes jours

    Allez reviens   la vie

    A perdre son étoile, on perd son horizon

    Je n’ai plus que plaine

    Pour déverser l’océan de mes peines

    Allez viens toi ma vie

    Viens éteindre mes nuits  quand le soleil flamboie

    Refait moi les printemps  l’odeur des sous bois

    Qu’au coin du feu crépite  ta symphonie

    Que les tambours résonnent de tes  mélodies

    Que le nord ne soit plus là ou on se perd

    Que les navires sur l’océan ne soit plus ivres de  peines

    Que les adieux ne soit plus que des retrouvailles

    Que la vie ne soit qu’une  vie de fiançailles

    Allez reviens  avec moi

    Je n’en ai pas finis avec toi

    Shaka


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  •  

    Du haut de ton empire

    Du profond de tes soupirs

    A genou tu cherche sourires

    Les visages du passé ; des ombres pour s’enfuir

    Dans le noir, y a l’écho

    Des  brumes, volute de bonheur et de maux

    Des murs, à l’abri de quoi ? Il n’y fait pas plus chaud

    Ami(e)  chez toi ne pousseront  pas les coquelicots

    Le temps fuit s’enfuit mais jamais plus vite que toi

    Passent les secondes  et les minutes  pour toi l’ingrat

    Le temps qui t’attend, tu sais il s’en va

    Car toi tu fuis en restant là.

     

    Shaka 


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  • Des résolutions

    Au delà des tristes désillusions

    Juste un peu rêver encore

    Me réveiller dans un monde plus fort

    Rallumer le feu  des regards

    Le sang et les larmes aux dérisoires

    N’aimerais-tu pas aimer chaque jour

    N’as-tu pas oublié ce qu’est l’amour

    Entre les attentes  de promesses

    Disparaître sous  des caresses

    N’attendez plus rien de ces tristes idiots

    Qui n’ont que faire de nos idéaux

    A nous vendre  l’état d’urgence et l’austère  

     Pour  protéger leurs propres guerres 

    Des sourires  et des je vous aime

    En réponse a leurs anathèmes

    Pour que leurs impossibles

    Soient le champ de nos possibles  

    Pour que leurs visions  alarmistes

    Nous ouvre les chemins  de l’utopiste  

    Puisque  nos rires et nos larmes

    Soit le rempart a leurs armes

    Pour que nos cœurs et notre liberté

    Ne soient plus, par les énarques, monnayés

    Que nos cris ne soient plus qu’un appel  a la vie

    Que nos cœurs  s’enflamment  quand l’autre sourit.

     

    Shaka 


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  • Des sourires à ne plus souffrir

    Parce que les anges ne sont que douceur

    Des mots à t’aimer

    Parce que les maux ne seraient que  laideur

    Des fleurs  à te fêter

    Parce que chacun de tes gestes  seraient une saison

    Un azur pour horizon

    Parce que dans tes yeux y voir l’univers

    Des rires à effacer larmes

    Parce que tes joies seraient du Prévert

    Des jours  à vivre bonheur

    Parce que  la vie se fredonne  avec le cœur

    Des nuits à plaisir

    Parce que plus tendres seront  tes soupirs

    Des rêves à n’en plus dormir

    Parce que chaque instant avec toi  serait mieux qu’un rêve

    Une vie sans barrière ni chemin

    Peu importe si tu me tiens  la main.

    Shaka


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